La dynamique actuelle du marché des actions A repose essentiellement sur la réforme de l’offre 2.0 et les mesures de lutte contre la « réinvention ». Lors de la vague de réforme de l’offre 1.0 de 2015, on avait d’une part stimulé la demande grâce à la monétisation des programmes de rénovation des logements insalubres, et d’autre part éliminé les capacités de production obsolètes pour faire remonter les prix. En agissant simultanément sur l’offre et la demande, on avait alors résolu bon nombre de problèmes. L’approche actuelle de la réforme de l’offre 2.0 n’est en réalité pas très différente : du côté de l’offre, on continue à réduire les capacités de production et à augmenter les prix, tandis que du côté de la demande, on s’appuie sur des politiques telles que les grands projets d’infrastructure et les allocations de naissance pour stimuler la demande intérieure. Entre 2024 et 2025, toutes sortes de mesures ont été mises en œuvre – refinancement de la dette, gestion de la dette locale, politiques budgétaires et monétaires, relance de la consommation, régulation industrielle –, mais leurs résultats ont été mitigés. Les gens ne croient pas aux promesses vides ; ils ne font confiance qu’à la relance concrète par les infrastructures, à ce qu’ils peuvent voir et toucher. D’une part, personne ne veut croire aux concepts politiques abstraits ; d’autre part, les discours des hauts responsables sur l’économie sont trop obscurs, au point qu’on s’endort en les écoutant, ce qui explique naturellement leur faible acceptation. Si l’on pouvait parler de manière aussi directe que Trump, l’efficacité de la communication politique serait sans doute bien meilleure.
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